MAMI WATTA ET L'INITIATION

MAMI WATTA ET L'INITIATION

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 "Jean‑Pierre Collos (doctorant ephe), qui analyse les mutations religieuses dans la région de l’ancienne Côte des Esclaves, a centré son exposé sur l’« alliance religieuse » entre un chef spirituel du culte de Mami Wata et une déité communément appelée Sirène ou Déesse dans l’aire culturelle Adja Tado (sud Bénin et sud Togo). L’« alliance » se manifeste une première fois au cours de l’installation de la chambre de la déesse, à la fin d’un parcours d’initiation qui apparaît comme le premier degré et qui donne le statut d’adepte. Puis elle est réitérée chaque année au cours d’un second cycle rituel qui fait accéder au statut de maître du fétiche. Cette deuxième forme d’alliance s’effectue chaque année en décembre sous la forme d’un voyage chamanique effectué par le chef spirituel qui est censé rejoindre la Sirène dans son domaine : la mer, pendant soixante-douze heures. Elle est génératrice de chance, de bonheur et de prospérité. À la fin du parcours initiatique du premier degré, les adeptes acquièrent un don de guérison et à la fin du second, un pouvoir de voyance. Tout en se rattachant aux caractéristiques communes des différents cultes de Mami Wata, ce culte semble être une idiosyncrasie."

SIGNIFICATION DE MAMI WATTA

"Selon le chercheur Goudabla Kligueh, maître Vodu, qui a passé plus de 20 ans à travailler sur le Vodu, Mami watta chez les Adza-Tado, peuples répartis entre le Togo, le Benin et le Ghana, principalement Evé et Fon, vient de « Ma mi ata » signifiant «je ferme la jambe» ou «ma mi wo ata» qui veut dire «je ferme ta jambe» chez les Evé de la Volta Region au Ghana. D’où Mami watta ou Mami Ata. En fait l’adepte de Mami wata, le Mamisi ou son «conjoint», est soumis à un régime sexuel d’interdit quand il doit recevoir la visite de la sirène, qui prend une apparence humaine. Il doit donc «fermer ses jambes», « ma mi ata », sous entendu s’abstenir des plaisirs amoureux sur le plan physique. Il lui revient aussi de «fermer les jambes» de son partenaire terrestre, «ma mi wo ata» signifie «je ferme tes jambes»."

Selon Goudabla Kligueh, maître Vodu, la relation avec Mami wata est telle que le Mamisi qui ne respecterait pas l’interdit de l’abstinence sexuelle, le jour dédié à la Sirène, encourt le risque d’impuissance sexuelle ou de rapports sexuels perturbés avec son partenaire. On dit alors que Mami wata «ferme les jambes» du partenaire du Mamisi. Une infécondité pourrait en découler

GRAND MAITRE SPIRITUEL MEDIUM VOYANT
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Date de dernière mise à jour : 18/07/2017

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